Il y a des dirigeants qui travaillent plus que n'importe lequel de leurs salariés. Qui se lèvent tôt, rentrent tard, ne comptent plus leurs heures. Et pourtant leur chiffre d'affaires stagne.
J'ai rencontré l'un d'eux il y a quelques années. Artisan indépendant, plus de 20 ans de travail frontalier en Suisse derrière lui. Il s'était mis à son compte avec une seule crainte : ne pas perdre son train de vie.
Pendant deux ans, il a travaillé 60 heures par semaine. Il maintenait 8 à 10 000 euros de chiffre d'affaires mensuel et se versait 5 000 euros de revenu minimum. Sur le papier, ça tenait.
Mais au bout de deux ans, il ne voyait plus sa famille. Il commençait à perdre la passion pour son métier. Et par conséquence directe, il ratait des opportunités qu'il aurait saisies quelques mois plus tôt.
"Je travaille tout le temps et pourtant j'ai l'impression de tourner en rond."
Cette phrase, je l'entends chaque semaine sur le terrain. Et derrière elle se cachent presque toujours les mêmes trois raisons.
Raison 1 : l'effort remplace la méthode
C'est la conviction que je porte depuis mes premières années sur le terrain. L'effort ne remplacera jamais la méthode. Il peut la masquer pendant un temps. Pas indéfiniment.
Un dirigeant qui travaille 60 heures par semaine sans méthode ne fait pas deux fois plus de travail qu'un dirigeant qui en travaille 30. Il fait deux fois plus de choses inutiles ou peu rentables.
Ce que j'ai observé chez cet artisan, c'est qu'une grande partie de son énergie partait dans des tâches administratives qu'il aurait pu automatiser, dans des chantiers qu'il aurait dû refuser, et dans des relances clients qu'il n'avait jamais le temps de faire.
Le problème n'était pas le volume de travail. C'était l'absence totale de priorisation.
La première chose qu'on a faite ensemble : identifier tout ce qui était important et négligé faute de temps. Puis automatiser ce qui pouvait l'être. Ce qui ne pouvait pas l'être a été délégué à une assistante administrative externalisée.
Si vous sentez que vous courez sans jamais avancer, la formation Gestion du temps pour mieux entreprendre d'EBS Académie est un point de départ concret pour reprendre le contrôle sur vos priorités.
Raison 2 : l'absence de process clairs
La deuxième raison est celle que la plupart des dirigeants repoussent parce qu'elle paraît fastidieuse. Construire des procédures.
Et ils ont raison sur un point : c'est fastidieux à mettre en place. Une fois fait, c'est libérateur.
Avec cet artisan, on a construit des procédures simples pour chaque étape récurrente de son activité. Devis, suivi de chantier, facturation, relance client. Rien de complexe. Des étapes claires, dans l'ordre, avec les bons outils.
Le résultat n'était pas visible la première semaine. Il l'était le premier mois. Moins de questions à se poser, moins d'oublis, moins d'énergie gaspillée à réinventer la roue à chaque fois.
On a ensuite travaillé sur quelque chose de plus précis : apprendre à choisir ses chantiers. Pas tous les accepter. Choisir ceux qui sont rentables sans consommer trop de temps ni d'énergie.
C'est une compétence qui s'acquiert. Et qui change tout dans le rapport au travail.
Raison 3 : rester dans sa zone de confort
La troisième raison est la plus difficile à entendre. Et c'est pourtant celle qui explique le mieux la stagnation.
Le chiffre d'affaires stagne quand on reste dans sa zone de confort.
Grandir demande d'investir. En soi. En son entreprise. Dans des outils, dans des compétences, dans des personnes.
Cet artisan refusait depuis deux ans l'idée d'embaucher. Trop de risques, trop de contraintes, trop de charges. Mais c'est précisément ce blocage qui l'empêchait de passer au niveau supérieur.
On a finalement mis en place son premier salarié. Pas en une semaine. Progressivement, avec les bons outils et une intégration pensée pour que ce collaborateur soit rapidement autonome.
Quelques mois après, il travaillait 40 heures par semaine. Son chiffre d'affaires avait progressé. Et il avait retrouvé du temps pour sa famille et de la passion pour son métier.
Parfois ce sont des choses simples qui permettent de passer un cap. Mais sans aide extérieure et sans vision distanciée, impossible d'y voir clair seul.
Ce que ça change quand on accepte de se faire accompagner
Le point commun de tous les dirigeants dont le chiffre d'affaires stagne n'est pas le manque de travail. C'est le manque de recul sur leur propre situation.
Quand on est dedans, on ne voit plus. On reproduit les mêmes schémas en espérant des résultats différents. On travaille plus fort au lieu de travailler autrement.
Un regard extérieur change tout. Pas parce qu'il apporte des réponses magiques. Parce qu'il pose les bonnes questions.
Si vous souhaitez monter en compétence sur le pilotage de votre activité, EBS Académie propose une formation Piloter sa rentabilité qui aide les dirigeants à lire leurs chiffres et à prendre de meilleures décisions sur leur activité.
Si vous avez besoin d'un diagnostic terrain immédiat, c'est précisément ce que propose EBS Conseil. On vient chez vous. On identifie ce qui bloque. On construit avec vous ce qui manque, que ce soit sur le développement commercial, sur le management de votre équipe ou sur le pilotage de votre entreprise.
Et on reste jusqu'au résultat.